Être bien

Parce qu'on veut tous apprendre à être bien. Dans notre peau, dans notre tête... dans notre vie! Cette section se veut donc un partage d'outils et de réflexions, un accès à des ressources qui, je l'espère, vous seront utiles, comme elles l'ont été pour moi.

mardi 14 février 2017

Le plus beau cadeau de St-Valentin que je me suis offert

C’est la St-Valentin. La fête des amoureux.

Peut-être l’avez-vous souligné en fin de semaine dernière ou encore ce soir, avec un souper aux chandelles, une bonne bouteille, des fleurs ou quelques mots doux dans une carte. C’est une belle idée quand même que celle de prendre le temps de dire à quelqu’un qu’il est important pour nous (même si je suis persuadée qu’on n’a pas à attendre une fête pour le faire!). Mais à quand remonte la dernière fois où vous vous êtes donné de l’amour à vous même?

Toute ma vie, j’ai entendu les gens dire à quel point c’est important d’apprendre à s’aimer. Que: « Si tu veux que les autres t’aiment, commence par t’aimer toi-même! » J’veux ben, mais comment? Quand on nous l’a jamais appris, c’est quelque chose qui n’est pas évident, pas concret. Comme un souhait qu’on a au fond de notre coeur, mais dont on n’a aucune idée comment le réaliser.

C’est en thérapie qu’on me l’a finalement montré. Ce qui me semblait ben flou est devenu limpide et simple. S’aimer, pour moi, c’est d’abord m’écouter. Écouter les signaux de mon corps, mon intuition, ma petite voix intérieure, détecter les malaises aussi, les inconforts, les noeuds dans le ventre et ensuite les exprimer et les respecter. Aussi simple que ça. Mais ça m’a pris des années pour y arriver.

Faut dire que je partais de loin. Comme toute bonne perfectionniste qui se respecte, je marchais plus aux coups de fouet qu’aux mots doux. Au moindre faux-pas je me tapais sur la tête. Y’avait pas grand amour dans mon discours intérieur mettons. Pire, quand on me donnait de l’amour, des belles paroles, des compliments, je ne les croyais jamais complètement. Comme si j’avais un vide intérieur qui aspirait toute la lumière pour la transformer en noirceur… C’était un éternel recommencement. Un puits sans fond.

Heureusement, j’ai fini par comprendre que pour remplir le vide, fallait pas que j’attende après les autres, il fallait que je le remplisse moi-même. À grand coup d’amour. Apprendre à me dire ce que j’avais besoin d’entendre. Comme je le ferais avec un enfant.

Et c’est ce que j’ai fait, littéralement.

J’avais installé une photo de moi, âgée de 7-8 ans, toute mignonne dans ma robe fleurie, à côté de mon ordinateur. C’est donc ce petit visage souriant que je voyais à tous les matins en m’installant à mon bureau pour travailler. Et un jour, à force de la voir et de la côtoyer, ça m’a frappé: j’ai réalisé que jamais, au grand jamais, je dirais toutes les choses horribles (qui faisaient pourtant partie de mon discours intérieur quotidien!) à une enfant comme elle! Qu’elle avait plutôt besoin d’amour, de support et de réconfort. Alors c’est ce que j’ai commencé à lui donner.

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La fameuse photo qui m’a appris à me traiter correctement… à m’aimer.

Je me suis mise à lui parler à tous les matins (ça a l’air bizarre je le sais, mais l’exercice m’a vraiment aidée!) Comme j’étais incapable de me le dire à moi-même, le fait de l’adresser à un » intermédiaire » m’aidait. On s’entend, je partais pas dans des grands discours, mais je disais, à voix haute, des p’tites phrases du genre: « T’es en sécurité, tout va bien aller, je suis là je vais te défendre, t’as pas à avoir peur, je t’aime ». Comme pour reprogrammer mon cerveau fucké. Intégrer du beau dans mon disque dur et effacer, une fois pour toute, les fichiers laids et corrompus.

Au début, pas besoin de vous dire que je me sentais vraiment ridicule de faire ça, mais j’ai continué l’exercice jusqu’à ce que j’y crois. Que ça me calme vraiment. Que j’apprenne enfin à bien me traiter, comme je le ferais avec les autres.

C’est ce que je vous souhaite en ce jour de St-Valentin.

L’amour des autres oui, de votre partenaire, de vos enfants, de vos amis.

Mais surtout l’amour de vous-même. Pour vrai, sans compromis. Et vous allez voir qu’une fois qu’on y a goûté, on ne laisse plus personne nous traiter autrement.

En commençant par nous-même.

Julie

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Julie Bélanger © Maude Chauvin

À propos de Julie Bélanger

J'ai toujours écrit. Je tiens d'ailleurs un journal intime depuis ma 5e année! Rien de bien édifiant à l'époque, où je ne faisais que parler des garçons qui me plaisaient, mais ça a toujours fait partie de ma vie. Les grandes émotions, les peines, les joies, les peurs, tout ça s'est déversé dans mes journaux au fil des années. En plus d'être un excellent exutoire, l'écriture permet aussi un recul face à notre propre vie, à comprendre des patterns, à voir le chemin parcouru aussi. J'ai envie de partager maintenant avec vous. Il y aura donc ici des billets, des pensées, des bouts de vie, comme je le fais dans mon journal. Un accès direct à mon coeur.