Être bien

Parce qu'on veut tous apprendre à être bien. Dans notre peau, dans notre tête... dans notre vie! Cette section se veut donc un partage d'outils et de réflexions, un accès à des ressources qui, je l'espère, vous seront utiles, comme elles l'ont été pour moi.

jeudi 15 novembre 2018

La bonne fille

J’ai toujours voulu être une bonne fille. D’aussi souvent que je me souvienne, j’ai fait ce qu’on me demandait. J’étudiais, je ne dérangeais pas en classe, je souriais, je faisais ce qu’on attendait de moi. Pourquoi je faisais tout ça? Pour être aimée, fort probablement. Pour moi, faire le contraire des directives, risquer de me faire chicaner, confronter l’autorité, rien de tout ça n’était une éventualité dans ma tête. Zéro rebelle face à l’autorité.

La rébellion est arrivée sur le tard.

En fait, dans la trentaine (merci thérapie!).
Et même si je n’aime pas plus confronter ou mettre mon poing sur la table, même si je déteste toujours autant provoquer un malaise ou de la peine chez l’autre, je me fais un devoir d’écouter ma voix intérieure. Si je ne suis pas bien, je le nomme. Ça, c’est ma job. Que l’autre pleure, rit ou soit indifférent, à la limite, ce n’est pas de mes affaires. C’est ça vieillir: se montrer tel que l’on est, peu importe les conséquences. S’aimer assez pour respecter sa voix, son élan, ce que le coeur nous dit par en-dedans… malgré l’inconfort que ça peut provoquer.


© photo – Catherine Giroux

C’est jamais évident.

Ça décoiffe, ça tord le ventre. Je me souviens de ma psy qui m’avait dit un jour: « Tu vas peut-être perdre des gens autour de toi, mais c’est pour ne pas te perdre toi! » Si l’autre refuse qu’on lui montre notre vraie couleur, ben c’est juste que ça ne fittait pas avec nous pour vrai. C’était bâti sur une base ben fragile…qui allait s’effondrer au premier coup de vent.

Alors voilà, malgré mes connaissances, mes années de thérapie, le réflexe de la bonne fille n’est jamais loin. Mais au lieu de faire ce qu’on attend de moi, j’essaie de faire ce que j’entends en moi. Ce que je ressens pour vrai.

La bonne fille essaie d’être une femme vraie.

Julie

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Julie Bélanger © Maude Chauvin

À propos de Julie Bélanger

J'ai toujours écrit. Je tiens d'ailleurs un journal intime depuis ma 5e année! Rien de bien édifiant à l'époque, où je ne faisais que parler des garçons qui me plaisaient, mais ça a toujours fait partie de ma vie. Les grandes émotions, les peines, les joies, les peurs, tout ça s'est déversé dans mes journaux au fil des années. En plus d'être un excellent exutoire, l'écriture permet aussi un recul face à notre propre vie, à comprendre des patterns, à voir le chemin parcouru aussi. J'ai envie de partager maintenant avec vous. Il y aura donc ici des billets, des pensées, des bouts de vie, comme je le fais dans mon journal. Un accès direct à mon coeur.