Être bien

Parce qu'on veut tous apprendre à être bien. Dans notre peau, dans notre tête... dans notre vie! Cette section se veut donc un partage d'outils et de réflexions, un accès à des ressources qui, je l'espère, vous seront utiles, comme elles l'ont été pour moi.

Si jeunesse savait | Louise Portal

mardi 6 février 2018


© photo: Gilles Blais

Louise pour moi, c’est l’amoureuse, la femme sensuelle par excellence. À mes yeux, elle incarne la féminité, la douceur et le talent réunis en une seule et même personne. Je me souviens de l’avoir déjà interviewée avec son homme, il y a plusieurs années alors que je co-animais Deux filles le matin. Je les avais trouvés tellement beaux! On sentait la flamme entre les 2, la passion et ça donnait espoir à la jeune femme que j’étais à l’époque, que l’amour, le vrai, ça se peut et que surtout, ça peut durer! J’avais donc très hâte de la retrouver, après autant d’années, et d’écouter les leçons de vie qu’elle aurait aimé apprendre plus tôt. Une belle rencontre qui ne m’a pas déçue! Merci Louise.

#1

Dans chaque épreuve se cache une leçon, un cadeau

Des fois, dans la vie, ce qu’on veut maintenant, c’est peut-être préférable qu’on l’ait juste plus tard. Mais c’est certain que sur le coup, quand il nous arrive une épreuve, une déception, un refus, ou une rupture par exemple, on ne le voit jamais de cette façon-là. Sur le coup, on ne comprend pas, parce qu’on regarde ça du point de vue émotif. Mais après ça, quand on revient dans la réalité, qu’on débarque de l’émotif, on voit que dans le fond il y avait une raison derrière tout ça.

Sur le coup, on ne le sait pas qu’il y a un cadeau qui se cache derrière ça. On accueille ce qu’on a à vivre, et c’est finalement souvent juste par après, qu’on comprend qu’il a fallu prendre ce chemin-là pour rencontrer des aspects de nous-mêmes, et qu’on comprend que le timing était peut-être meilleur plus tard.

#2

J’aurais aimé savoir que j’étais une dépendante affective plus tôt dans ma vie

J’aurais aimé ça savoir que j’étais une dépendante affective. J’aurais aimé ça le comprendre plus jeune. Je l’ai compris tard, alors ça m’a pris du temps avant de pouvoir faire des choix, qui n’étaient pas en fonction de ça. Mais malheureusement, on ne sait pas ça à 20 ans. Moi, c’est au début de la quarantaine que j’ai compris que je souffrais de dépendance affective. Beaucoup de femmes sont aux prises avec ce problème, parce que c’est souvent ça qu’on a connu de par nos mères. Nos mères se sont sacrifiées pour leur famille, pour leur mari, alors on a appris d’elles et on a voulu« réussir l’amour» en pensant que ça allait être comme ça. J’aurais voulu me connaître davantage pour peut-être faire des choix différents. Mais en même temps, le chemin que j’ai eu, c’est mon chemin, puis aujourd’hui, je suis la femme de tout ce que j’ai vécu. Puis c’est pour ça que je suis bien dans ma vie, parce que j’ai traversé tout ça.

Je n’ai donc pas de regrets, mais si je l’avais su avant, j’aurais perdu un peu moins de temps avec certains partenaires de vie pour aller plus vers la joie, le bonheur au quotidien, au lieu d’essayer de vouloir sauver tout le monde. Mais au moins je l’ai compris, et ça, ça a été, une grande libération.

#3

Chaque décennie de vie, amène sa propre leçon et ses expériences

Dans la vingtaine, on défriche: ce ne sont pas des années faciles sur le plan affectif, on vit toutes sortes d’expériences, on est parfois téméraire dans les choix qu’on fait.

Quand la trentaine arrive, on commence à semer des choses pour l’avenir professionnellement et affectivement et dépendant de ce qu’on va semer, on ne récoltera pas toujours la même chose dans la quarantaine.

Dans la quarantaine, on va récolter ce qu’on a semé dans la trentaine. Des fois il y a des bonnes pousses et des fois il y a des mauvaises herbes, et là il faut nettoyer le jardin de sa vie. Si on ne fait pas le ménage à ce moment-là, ben la cinquantaine sera difficile. C’est donc le temps de faire le tri de ce que l’on veut, on n’a pas le choix. Comme dans la quarantaine on est à peu près au milieu de sa vie, alors c’est souvent le temps de faire le bilan.

La cinquantaine, pour moi en tout cas, ce sont les années d’héritage. J’ai eu envie de redonner ce que j’avais acquis. Moi, à 50 ans, j’ai vraiment commencé ma carrière littéraire et c’est à travers mes livres que j’ai donné beaucoup de ma sagesse, de ma compréhension de la vie, de mon parcours. Pour moi, écrire, c’est une transmission, et comme je n’ai pas eu d’enfants, c’est à travers mes livres que j’ai donné de moi. Ce sont eux, mes enfants.

***

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Vous pouvez retrouver Louise Portal dans la série Trop I & II ainsi que dans Cheval-Serpent diffusée les mercredis 21h à Radio-Canada.

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