Être bien

Parce qu'on veut tous apprendre à être bien. Dans notre peau, dans notre tête... dans notre vie! Cette section se veut donc un partage d'outils et de réflexions, un accès à des ressources qui, je l'espère, vous seront utiles, comme elles l'ont été pour moi.

Si jeunesse savait – Anita Boudreau

jeudi 10 novembre 2016
Par Anita Boudreau
89 ans, arrière-grand-maman

Anita Boudreau, 89 ans, a eu 7 enfants, 9 petits-enfants et 2 arrière-petits-enfants. Voici ce qu’elle a appris et qu’elle a eu envie de partager.

Les mamans d’aujourd’hui, souvent, je trouve qu’elles surprotègent leurs enfants. Le problème, c’est que ça fait des enfants rois. Je crois que les enfants doivent apprendre à décider par eux-mêmes et ne pas toujours se fier sur leurs parents. Ça fait des meilleurs adultes !

Pour leur apprendre à faire leurs propres expériences, il faut les laisser aller, tout en leur laissant la porte toujours ouverte pour revenir. Par exemple, si des enfants jouent et qu’ils se chicanent, mieux vaut ne pas s’en mêler pour qu’ils puissent régler ça entre eux. Quand ils se disent « t’es pu mon ami », les parents ne doivent pas intervenir dans la chicane, tout en étant là pour les consoler s’ils ont de la peine.

La relation parent-enfant, ça ne doit pas être une relation ami-ami. On ne se dit pas tout : les enfants ont tous des secrets pour leurs parents ! J’apprends aujourd’hui plein de choses que mes enfants me racontent qu’ils ont faites et que je ne savais pas !

Je trouve aussi que la vie est plus difficile qu’avant pour les enfants. Avant, il y avait des gangs, les enfants jouaient ensemble dehors. La télévision et la technologie, c’est bien, on sait beaucoup plus de choses qu’avant. Mais en même temps, on se pose beaucoup plus de questions…

Aujourd’hui, je profite de mes petits bonheurs, et mes enfants, mes petits-enfants et mes arrière-petits-enfants en font partie. Quand ma fille ou mon fils viennent me visiter, ça me fait plaisir. L’autre jour, mon arrière-petit-fils est venu passer une journée avec moi. Quand il est parti, il a dit à son père « ma mémé à moi, c’est la meilleure du monde ! » Juste ça, ça m’a fait beaucoup de bien.

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