Être bien

Parce qu'on veut tous apprendre à être bien. Dans notre peau, dans notre tête... dans notre vie! Cette section se veut donc un partage d'outils et de réflexions, un accès à des ressources qui, je l'espère, vous seront utiles, comme elles l'ont été pour moi.

mardi 1 novembre 2016

J’avais oublié.

J’avais oublié.

D’être reconnaissante pour ce que j’ai.

Ça nous arrive tous, je crois. On part dans notre tourbillon, on défonce les portes, les murs, on en veut toujours plus : du travail, des projets, du bonheur, de l’amour… On veut plus de gâteau, de sucré, de salé. On veut plus de tout ! Mais un moment donné, c’est comme n’importe quoi, la vie nous dit que c’est assez. Qu’on a assez mangé. Qu’on a la panse pleine. Qu’on va exploser à force de s’empiffrer. Comme si on devait faire une indigestion pour nous obliger à retrouver notre point zéro. « Reviens en ton centre. Constate ce que tu as. Dis merci. »

Julie Bélanger

Ces dernières semaines, j’ai été dans le tourbillon. Solide. Des journées entières à travailler, performer, donner, être sollicitée. Pas de temps pour mes amis, ma famille. Je me lève tôt, je me couche tôt, j’ai un rythme de vie aussi excitant qu’une religieuse en plein carême. Ma vie en ce moment, c’est le travail.

Et dans ce temps-là, je me connais, je bougonne. À tout coup. Quand mon équilibre est compromis, que je suis fatiguée, je râle et je me plains le ventre plein. Je me prends en pitié, je focusse sur tout ce que je manque, sur les sacrifices que je fais : les soirées entre amies, les repas au resto, les spectacles, les films que je ne vois pas…

Mais j’oublie de voir ce que j’ai ! Des projets excitants, emballants, un amoureux compréhensif, aimant, une famille, des amies qui me supportent malgré le peu de temps que j’ai à leur accorder, j’suis en santé, j’habite une belle maison… la vie que je me suis créée, quoi ! J’suis pas une victime, c’est toujours ben moi qui l’a choisie, cette vie-là !

Alors là, je réalise que je m’étais égarée dans le sentier fou de la performance. Et je me pogne, je réalise que ça n’a pas de sens et me remet sur le droit chemin. Plus vite qu’avant, c’est au moins ça! Je prends donc un grand respire, je me force à diminuer la cadence et surtout à dire merci. Juste ça, ça fait du bien et ça fait tomber les épaules de quelques pouces.

Alors voilà. J’avais oublié.

Mais là, je le dis : merci.

Julie

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Julie Bélanger © Maude Chauvin

À propos de Julie Bélanger

J'ai toujours écrit. Je tiens d'ailleurs un journal intime depuis ma 5e année! Rien de bien édifiant à l'époque, où je ne faisais que parler des garçons qui me plaisaient, mais ça a toujours fait partie de ma vie. Les grandes émotions, les peines, les joies, les peurs, tout ça s'est déversé dans mes journaux au fil des années. En plus d'être un excellent exutoire, l'écriture permet aussi un recul face à notre propre vie, à comprendre des patterns, à voir le chemin parcouru aussi. J'ai envie de partager maintenant avec vous. Il y aura donc ici des billets, des pensées, des bouts de vie, comme je le fais dans mon journal. Un accès direct à mon coeur.