Être bien

Parce qu'on veut tous apprendre à être bien. Dans notre peau, dans notre tête... dans notre vie! Cette section se veut donc un partage d'outils et de réflexions, un accès à des ressources qui, je l'espère, vous seront utiles, comme elles l'ont été pour moi.

mardi 15 novembre 2016

J’ai 42 ans

J’me rappelle trop bien l’époque où j’en avais 20, à quel point une femme de 42 ans m’apparaissait comme une madame. Pis à quel point ça m’a choquée la première fois qu’une vendeuse dans une boutique m’a vouvoyée alors que je nous voyais (presque) encore dans la même génération. J’ai beau avoir 42 ans, être mariée, avoir des rides, mes premiers cheveux blancs, être copropriétaire d’une maison, d’un chalet… je refuse d’être une madame.

Pourquoi ? Parce qu’en dedans, rien n’a changé, l’essence est la même qu’avant. J’aime encore écouter du grunge comme lorsque j’allais au Cégep. Ça me pogne par rage, je compulse et j’écoute en boucle les Soundgarden, Nirvana, Stone Temple Pilots, Pearl Jam et autres bands « de mon temps ». Je danse encore dans ma cuisine en faisant la vaisselle. Comme autrefois, alors que petite, après le souper, je montais à ma chambre pour faire des chorégraphies devant mon miroir ou que je prenais mes cours de ballet. J’aime encore rire des mêmes niaiseries qu’à l’époque. J’ai d’ailleurs certains insides avec des amies qui durent depuis 25-30 ans ! (ouch !) J’aime encore écrire, lire, manger, jogger, la mer, les roches, les ciels étoilés… Comme avant.

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Autre preuve qu’on ne change pas, je ne porte peut-être plus de léotard, mais j’aime toujours autant la danse! 🙂

Bref, malgré le temps qui passe, malgré les thérapies et le grattage de bobos, on ne change pas, comme le chanterait Céline. Ben du moins, pas tant que ça. On s’affine, se raffine, on se conscientise. Par exemple, maintenant quand je réagis fort parce que mon chum va se coucher avant moi (longue histoire que je vous raconterai peut-être un jour), ben je réagis encore un peu trop, comme avant, mais maintenant je sais pourquoi. Elle est là, toute la différence au monde. On se connait. On ne perd plus de temps avec ce qui nous ennuie ou nous fait souffrir. On tasse les gens qui nous minent, qui nous drainent vers le bas, on cherche ce qui nous élève, nous fait vibrer, nous amène vers la joie.

Parfois, ça passe par un rayon de soleil qui se faufile dans ma chambre, une soirée avec de bons et vrais amis, un bain chaud avec des bulles, une tisane, un feu de foyer et une doudou… La joie se trouve dans un paquet de p’tites choses et à 42 ans, je ne boude plus mon plaisir. Je lui tends les bras aussi souvent que possible. Finalement, la madame est contente! 🙂

Julie

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Julie Bélanger © Maude Chauvin

À propos de Julie Bélanger

J'ai toujours écrit. Je tiens d'ailleurs un journal intime depuis ma 5e année! Rien de bien édifiant à l'époque, où je ne faisais que parler des garçons qui me plaisaient, mais ça a toujours fait partie de ma vie. Les grandes émotions, les peines, les joies, les peurs, tout ça s'est déversé dans mes journaux au fil des années. En plus d'être un excellent exutoire, l'écriture permet aussi un recul face à notre propre vie, à comprendre des patterns, à voir le chemin parcouru aussi. J'ai envie de partager maintenant avec vous. Il y aura donc ici des billets, des pensées, des bouts de vie, comme je le fais dans mon journal. Un accès direct à mon coeur.