Être bien

Parce qu'on veut tous apprendre à être bien. Dans notre peau, dans notre tête... dans notre vie! Cette section se veut donc un partage d'outils et de réflexions, un accès à des ressources qui, je l'espère, vous seront utiles, comme elles l'ont été pour moi.

Le dénoueur de noeuds

mercredi 20 juin 2018
Par Rémi Bellerive

Une peine d’amour, ça fait mal, on le sait. Ça nous laisse le coeur en miettes et la tête souvent remplie de questions. Pourquoi ça n’a pas fonctionné, pourquoi je n’ai rien vu avant, pourquoi, pourquoi, pourquoi…Ouch.

Voici la carte blanche et réflexion de Rémi Bellerive sur le sujet. Comme quoi il y a toujours du beau à aller chercher…même si ça fait mal.

***

Ce soir j’ai mal. C’est fini. C’était mon premier amour significatif. Ma relation la plus longue, un an et 7 mois.

Appelons-le le dénoueur de nœuds !

Si je l’appelle ainsi, c’est parce qu’il a exactement fait cela avec les nombreuses failles que j’ai. Avec cette émotion complexe, grandiose et intense qu’est l’amour. Si l’amour était une île isolée, mon dénoueur de nœuds serait le radeau qui m’a amené à cette terre inaccessible pour moi. Enfin, que croyais inaccessible jusqu’à maintenant.

Si j’utilise le mot radeau ce n’est pas un hasard. Car, vers cette destination émotionnellement très engageante, il m’a amené tout en douceur mais en même temps sans remparts pour m’appuyer, hormis mon instinct et mon affection pour lui.

Ce dénoueur de nœuds m’a donné une confiance en ma capacité à aimer. Je suis un homme très aimant avec ma famille, mes amis, mes collègues, ça je le sais, ils le savent et je leur dit beaucoup aussi. Mais aimer, d’amour amoureux, c’était littéralement la première « vraie » fois.

Étant 26 ans plus jeune que moi, au début je me disais : Mais que me trouve-t-il donc ? Pourquoi un beau jeune homme aussi lumineux, intelligent et talentueux s’intéresse à moi qui a 47 ans, bientôt 48 ?

Mais dès le début, ce sentiment s’est vite estompé car son âme mature, son énergie saine, sensible, tendre, m’a permis de m’abandonner dans la douceur enveloppante de son affection, sa bienveillance et de ses caresses.

Cher dénoueur de nœuds, ce texte, en quelque sorte, te rend hommage. Car tu es un être aimant, compréhensif, attendrissant et j’ai extrêmement de gratitude que tu sois passé dans ma vie.

Je te l’ai dit souvent pendant notre relation et te le redit encore, je vais t’aimer pour le reste de mes jours car cette ballade en radeau a été une des plus belles excursions de ma vie. Tu fais désormais partie de mon histoire. Ton empreinte, imprégnée dans mon passeport émotionnel, est un souvenir heureux gravé à tout jamais dans mon cœur.

Aujourd’hui, je me rends compte qu’il m’en reste des nœuds… oh que oui ! Mais un des plus gros était celui qui retenait l’encre au quai de la solitude du célibat et celui-là, toi, mon dénoueur de nœuds, tu l’as défait lentement, avec douceur et respect.

Aujourd’hui que je suis revenu en mer, je sens viscéralement que je me redirige vers l’île de l’exaltante émotion qu’est l’amour, et ce, grâce à toi ! Merci pour ce beau voyage ! Tu en as fait une destination qui m’étais inconnue jusqu’à maintenant et qui est, pour la première fois de ma vie, une quête à atteindre.

Dénoueur de nœuds, tu es un homme bien, un grand homme. Je t’aime. Je vais t’aimer pour la vie.

Rémi Bellerive

Partagez cet article