Être bien

Parce qu'on veut tous apprendre à être bien. Dans notre peau, dans notre tête... dans notre vie! Cette section se veut donc un partage d'outils et de réflexions, un accès à des ressources qui, je l'espère, vous seront utiles, comme elles l'ont été pour moi.

3 choses que j’ai apprises – Pénélope McQuade

lundi 28 mars 2016

Chaque mois, des personnalités connues partagent avec vous 3 choses qu’elles ont apprises: des leçons qui les ont fait grandir et des histoires inspirantes!

penelope-mcquade

#1

On ne sait jamais

C’est une chose que je dis de façon très régulière et que j’applique dans ma vie. Dans 10 minutes ou dans 1 an, on ne sait jamais ce qui va arriver. C’est cliché à dire, mais j’ai littéralement senti ce que c’était : ma vie a basculé en 1 seconde avec l’accident. Ce matin-là, même les minutes d’avant, je ne savais pas que je ne retournerais pas chez moi avant 3 mois! On ne sait jamais comment une situation va se dénouer, que ce soit pour un contrat, une chicane ou une nouvelle aventure. On ne peut pas présumer de rien, on peut juste aller avec le flot. Je ne veux pas me dire que ça va bien ou mal aller, je veux juste voir comment ça va vraiment se passer. Ces présomptions-là c’est juste beaucoup de bagage excédentaire qu’on n’est pas obligé de trainer. Ce n’est pas facile, mais ça devient vite un réflexe.

#2

Tout ce qui résiste casse

Au sens propre, je l’ai vécu. Pendant mon accident, j’étais très molle. Je me suis dit « j’ai eu une belle vie, c’est correct si je meurs maintenant. » Je n’étais pas en état de panique, je me suis abandonné à cet événement. À cause de ça, j’ai été beaucoup moins blessée! Quand t’es flexible et malléable et dans l’acceptation, c’est toujours moins pire!

Ça fonctionne aussi au sens figuré. J’ai tendance à être anxieuse et en résistance face à la vie : je me bats contre moi-même, contre le changement, contre l’inévitable, contre les choses que je ne peux pas contrôler. Je me braque à l’intérieur. On est souvent en résistance contre un paquet d’affaires. C’est un moyen de protection, mais on ne pourra pas gagner si on se met en position de résistance! Je perds un temps fou et je dépense de l’énergie au lieu de laisser rentrer l’inconfort, de l’accepter! En plus, quand je fais ça, je ne fais que retarder le moment où je vais devoir m’adapter, que je vais devoir être flexible… Parce que tu ne peux pas l’éviter! La seule chose que tu peux faire, c’est rendre le processus plus facile en ne résistant pas et en étant dans l’acceptation de l’état dans lequel la situation te met, même si c’est de l’inconfort.

#3

Vivre le plus près de ses valeurs profondes

Ça, je l’ai appris récemment avec mon psy. C’est une grosse affaire qui parait tellement évidente, mais que je n’avais jamais cernée avec précision. La définition du bonheur, c’est simplement de vivre le plus souvent possible près de ses valeurs profondes. Premièrement, tu dois identifier quelles sont tes valeurs profondes : l’amitié? La famille? Le dépassement de soi? Le succès? L’ambition? Ça peut être tellement de choses! Si je m’en vais dans une zone qui va me dénaturer, qui ne m’amène pas plus près de la personne que je veux être, c’est un signal d’alarme. Ce que j’aime de ce truc, c’est que ça stoppe l’action et la pensée négative. Ça demande de prendre un temps d’arrêt pour prendre conscience du moment présent. Parce qu’agir dans l’impulsivité, ça fait du bien juste sur le coup! On est tellement dans une société où ça va vite, les choses sont brusques, elles se font souvent dans l’animosité, on est prompt, c’est important de prendre cette seconde-là pour être maître de ses affaires.

Par exemple, je viens de me chicaner avec une de mes amies : je me pose beaucoup de questions, je me demande si j’étais près de mes valeurs profondes … Chaque fois que je sens de la culpabilité, je me demande si j’ai agi près ou loin de mes valeurs dans la situation : je ne peux pas me taper sur la tête si j’ai agi près de mes valeurs profondes! On peut être beaucoup plus bienveillant envers soi-même! Quand je me chicane avec mon chum et que je saute une coche, je sais que mes paroles ne sont pas près de mes valeurs parce que je suis dans l’émotion! C’est mon nouveau barème et c’est facile à faire parce que c’est concret. Tu le fais 2-3 fois et ça devient vite un automatisme! Ça a changé drastiquement dans les derniers mois pour moi!

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