Être bien

Parce qu'on veut tous apprendre à être bien. Dans notre peau, dans notre tête... dans notre vie! Cette section se veut donc un partage d'outils et de réflexions, un accès à des ressources qui, je l'espère, vous seront utiles, comme elles l'ont été pour moi.

3 choses que j’ai apprises – Patricia Paquin

mercredi 22 mars 2017

photo PPaquin

#1 

Cuisiner de façon conviviale

Avec mon mari, Louis-François Marcotte, depuis 9 ans, j’ai appris à cuisiner d’une autre façon. Et je ne parle pas juste de cuisiner « faire la bouffe » ! Louis-François m’a montré à faire des mets très conviviaux, avec les plats qu’on place au centre de la table, jamais des assiettes à la pièce. Et ce que je remarque, c’est que c’est beaucoup plus festif, ça rend le moment où on est à la table plus propice aux discussions et ça met l’accent sur le bon moment passé ensemble.

Dans le fond, pourquoi un plat de spaghetti doit être servi dans des assiettes alors que tu peux mettre la chaudrée au milieu de la table, et que tout le monde participe en se passant les plats ? On a même utilisé cette formule à notre mariage ! Il y a quelque chose de très square de recevoir ton assiette, d’attendre que tout le monde soit servi avant de manger. Mais quand tout le monde partage, c’est plus simple et plus chaleureux !

#2 

Arrêter de juger

Pour ça, j’ai été inspiré de 2 personnes. La première, c’est Geneviève Borne. Il y a plusieurs années, j’étais très potineuse. Je me retrouvais souvent dans des soirées et j’ai beaucoup donné là-dedans, le jugement des autres. Un jour, je me rappelle qu’on jasait une gang ensemble, on potinait, et Geneviève ne prenait pas part à la discussion. Quand je lui ai demandé pourquoi, elle a répondu qu’elle ne se réjouissait pas du potinage, qu’elle n’embarquait pas là-dedans, de propager des potins et de juger les autres. Ça m’avait beaucoup marqué à l’époque. Ensuite, j’ai travaillé tout un après-midi avec une autre personnalité publique (que je ne peux pas nommer) et cette personne avait passé tout le milieu artistique avec ses potins. Ça m’avait tellement écœurée ! Je me suis demandé « qu’est-ce que ça donne de faire ça ?! »

À partir de ce moment-là, ça a été une de mes résolutions. J’ai arrêté de potiner. Maintenant, je me réjouis quand quelqu’un a une bonne nouvelle. Si quelqu’un fait une gaffe et que ce serait facile de rire de cette personne-là, je me dis « je n’aurais peut-être pas fait mieux ». J’ai aussi arrêté de me dire « pourquoi pas moi ». J’envoie ça dans l’Univers, en me disant que ce sera mon tour la prochaine fois. Ça a commencé dans ma vie professionnelle, mais je l’applique aussi dans ma vie personnelle. Je ne le fais pas parfaitement, mais je suis au moins 80% mieux qu’à l’époque ! Et je sais que les gens de mon entourage diraient qu’il y a une différence assez marquée. Et ce que ça m’apporte, c’est de ne pas être dans le négatif. En fait, c’est surtout ce que ça ne m’apporte pas ! Ce n’est pas entretenir de belles émotions de faire ça !

#3 

Ici et maintenant

Dans la vie, je réalise qu’on est bien peu de chose. Après ma mort, que je ne sois plus sur la planète, ça ne va pas changer grand-chose, elle va continuer à tourner. Et ça, ça remet en perspective tes choix ! Ça me permet de vivre mon quotidien au jour le jour, en me disant souvent « c’est pas si grave, on s’en fou ! » Quand je fais une gaffe ou que je bafouille à la radio, je me dis « c’est déjà oublié ! ». Mais attention, ça fonctionne aussi quand c’est bon ! Il ne faut pas que tu te dises « je suis vraiment hot », parce que ça aussi, c’est vite oublié !

Donc pour moi, de savoir que je ne suis pas grand-chose, ça m’enlève de la pression, ça me permet de relativiser et ça me donne le goût de changer les choses que je peux par de petits gestes concrets qui peuvent faire une différence, ici et maintenant et non quand je serai partie. Par exemple, hier j’ai appelé une connaissance Facebook pour aller lui porter des choses pour l’aider, parce que je savais qu’elle passait un mauvais quart d’heure. L’autre jour, j’ai vu un chien qui se promenait tout seul dans la rue, puis une dame vraiment désemparée qui semblait le chercher… Alors je l’ai cherché et je lui ai rapporté son chien. Une fois, pendant une tempête de neige, j’ai vu toute une famille qui attendait l’autobus. Je suis allée leur offrir de les reconduire où ils allaient.

***

Vous pouvez entendre Patricia tous les weekends à Rouge FM. Elle est également marraine du mois de la sensibilisation de la sclérose en plaques qui aura lieu en mai et porte-parole de la campagne de l’œillet. De plus, Patricia lancera dans les prochains jours une toute nouvelle gamme de produits en collaboration avec Elle R cosmétiques.

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