Être bien

Parce qu'on veut tous apprendre à être bien. Dans notre peau, dans notre tête... dans notre vie! Cette section se veut donc un partage d'outils et de réflexions, un accès à des ressources qui, je l'espère, vous seront utiles, comme elles l'ont été pour moi.

3 choses que j’ai apprises – Marianne St-Gelais

mardi 23 octobre 2018


© Kelly Jacob

Le parcours de vie d’un athlète m’a toujours fascinée. Avoir autant de discipline, de passion pour son sport, en faire le coeur, l’élément central de sa vie, je trouve que ça démontre une force de caractère absolument remarquable. J’avais donc très hâte d’entendre ce que Marianne avait à dire sur les leçons que la vie lui a apprises. Et je n’ai pas été déçue!

#1

Le sport m’a appris à devenir la personne que je suis

Au-delà de mes performances, le sport m’a permis de me retrouver moi, en m’aidant à vivre avec Marianne et à faire la paix avec elle. Au-delà de l’athlète, il y a la personne et j’ai pu retrouver cette personne. J’ai découvert qu’il existait une Marianne qui était une bonne personne.

Quand on fait du sport de compétition, on est tellement dans la performance qu’on devient juste un athlète. C’est pour ça que lorsqu’ils arrêtent de faire du sport de compétition, certains athlètes peuvent souffrir de dépression, ou auront de la difficulté à s’en sortir parce qu’ils s’identifient seulement à leur passé d’athlète.

Moi, quand j’ai pris ma retraite, il a donc fallu que je laisse de la place à Marianne la personne tout en gardant quand même l’athlète aussi, car c’est l’athlète qui est têtue, c’est elle qui est orgueilleuse, c’est elle qui veut gagner. Mais dans la vie en général, je n’ai pas nécessairement besoin de ses qualités ou défauts-là pour avoir ma place. Il a fallu que je trouve ma juste place là-dedans. Et maintenant, j’ai appris à connaître Marianne, à l’aimer et à vivre avec elle. J’ai commencé à trouver un équilibre entre la Marianne athlète et Marianne la personne.

#2

Je ne peux pas tout contrôler

Dans la dernière année, je me préparais le mieux que je pouvais pour les Jeux Olympiques. Je n’ai rien laissé au hasard, je connaissais mon objectif, j’étais certaine que c’est là que j’allais performer, mais la vie en a finalement décidé autrement et j’ai compris qu’en bout de ligne, on ne décide pas de tout et on n’a pas le contrôle sur tout. Dans la vie, on a beau se préparer du mieux qu’on peut, c’est pas nous qui décidons de ce qui va se passer. On n’est jamais complètement maître de notre vie. On essaie de gérer ce qu’on peut et de laisser aller le reste. Que ce soit dans notre métier ou dans nos relations humaines, il y a des choses qu’on ne pourra pas contrôler. Alors au lieu de nous apitoyer sur notre sort et de nous plaindre, il faut se dire : « Ok, celle-là je l’ai peut-être pas vu venir mais c’est comme ça, alors on poursuit, on trouve une solution, on tourne la page et on avance. »

Ça c’est quelque chose que j’ai vraiment appris et que j’ai pu appliquer souvent dans la dernière année. Il ne faut surtout pas aller dans le négatif, c’est une perte de temps que de dire « Oh mon dieu, mais pourquoi est-ce que telle chose m’est arrivée », parce que pendant qu’on s’apitoie sur notre sort, on perd du temps, et on n’avance pas. Bref, j’ai appris à me dire que je ne peut pas tout gérer ce qui m’arrive dans la vie. Je gère ce que je peux gérer, et pour le reste, je fais de mon mieux.

#3

C’est bien des fois d’être entouré et de se faire aider par les autres

Des fois dans la vie, on pense qu’on est mieux servi par soi-même. Personnellement, je suis une perfectionniste et des fois j’aime mieux faire les choses par moi-même parce que je sais qu’elles seront bien faites, à ma façon. Mais il n’en demeure pas moins que des fois, on a besoin d’aide, ne serait-ce que pour avoir une opinion différente.

Quand ça va bien, c’est le fun d’être soutenue et de se faire encourager mais quand ça va moins bien, c’est le fun aussi d’avoir le soutien de quelqu’un. On peut être gêné de demander de l’aide parce qu’on est orgueilleux et qu’on veut faire les choses par nous-mêmes mais j’ai appris dans la vie que ça peut être gagnant de travailler en équipe et de se faire aider.

***

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Marianne est chroniqueuse à l’émission Entrée Principale sur les ondes de Radio-Canada. Elle participe également à la saison 2 de la web-série « stagiaire d’un jour » présentée par l’ordre des infirmières et infirmiers du Québec. 
Par ailleurs, Marianne présente plusieurs conférences dans les écoles, les clubs de patinages de vitesse et entreprises pour parler de passion, de travail, d’équipe, de persévérance et de plaisir. Tous les détails ici.

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