Être bien

Parce qu'on veut tous apprendre à être bien. Dans notre peau, dans notre tête... dans notre vie! Cette section se veut donc un partage d'outils et de réflexions, un accès à des ressources qui, je l'espère, vous seront utiles, comme elles l'ont été pour moi.

3 choses que j’ai apprises – Joël Legendre

mercredi 8 mars 2017

Photo J Legendre#1 

#1

Ne jamais se surestimer

Pour moi, ça vient surtout du fait d’être parent. Avant d’avoir des enfants, le nombre de jugements que j’ai portés envers des parents que je voyais agir ! Ou même par rapport à mes propres parents, je me croyais meilleur que tout le monde. Par exemple, quand un parent chicanait son enfant à la caisse d’une épicerie parce qu’il ne voulait pas lui acheter un bonbon ou un parent qui élevait la voix envers son enfant, je comprenais mal. Je me pensais beaucoup plus calme et patient ! Mais comme tous les parents, je hausse la voix et je pogne les nerfs ! Les enfants, c’est une belle leçon d’humilité !

Par la suite, j’ai élargi et appliqué ça à toutes les sphères de ma vie. Par exemple, quand on est assis dans notre salon et qu’on regarde un animateur de gala, c’est facile de juger. Mais la journée où tu le fais, tu regardes les choses différemment ! Quand on part avec ça, la vie est plus simple. J’ai réalisé qu’on ne peut pas se penser meilleur qu’un autre tant qu’on l’a pas vécu. Et que ça ne sert à rien de se comparer.

#2 

On ne sait jamais…

Dans la vie, on ne connaît pas l’histoire des gens qu’on rencontre. Un jour par exemple, j’étais impatient au guichet automatique parce qu’il y avait une personne âgée devant moi et que c’était vraiment long. Mais un moment donné, j’ai réalisé que la madame pleurait… Je me suis approché et elle m’a expliqué que c’était la première fois de sa vie qu’elle venait au guichet parce que c’était son mari qui s’occupait de leurs finances et qu’il était décédé. Disons que ça a transformé mon impatience en indulgence ! Pourquoi tu penses que sur les auto-écoles c’est écrit « élève au volant » ? Ça nous ramène à la compassion, on se dit « je vais lui donner un break, c’est peut-être la première fois que cette personne conduit! » De se dire qu’on ne sait jamais ce qu’une personne a vécu quand survient une impatience, ça permet de moins juger et d’être plus respectueux. Et si tout le monde le faisait, ça ferait une société plus attentive aux autres !

#3

Trop vouloir atteindre la perfection cache quelque chose

Je pense que la différence entre vouloir atteindre la perfection et vouloir faire son possible, c’est que si tu veux faire ton possible, tu le fais pour toi, pour être une meilleure personne ou pour te challenger. Mais si tu cherches à atteindre la perfection, c’est pour cacher un mal-être. Tu te dis « je vais tellement en faire plus que le client en demande, tellement être gentil, tellement travailler fort, qu’on ne se rendra jamais compte qu’à l’intérieur, je me sens honteux, incompétent, incompris, abandonné, rejeté. Personne ne pourra voir ça parce tellement je vais leur en mettre plein les yeux. » Mais atteindre la perfection, c’est malsain et c’est impossible de soutenir ça toute une vie !

Mon truc pour éviter ça, c’est que chaque fois que quelque chose m’est proposé, je dis à la personne que je vais y penser et la rappeler. Parce que la personne qui veut être parfaite pense qu’elle ne peut pas se désengager. Et quand on dit toujours oui, c’est parce qu’on veut être aimé ! De prendre un temps d’arrêt pour retourner dans mon cœur et me demander si je le fais pour les bonnes raisons, ça évite de dire oui automatiquement.

#4

Ce sont mes enfants qui m’enseignent et non le contraire !

Ça vient de ma mère, qui me le disait tout le temps quand j’étais jeune ! Et maintenant que je suis parent, je suis tellement d’accord ! C’est certain qu’il y a toutes les notions d’apprendre à dire merci, de regarder des deux côtés avant de traverser la rue. Ça, c’est moi qui leur apprends. Mais tout ce que mes enfants m’apportent en retour, c’est fou ! Mes enfants m’enseignent l’authenticité, à vivre dans le moment présent, l’amour inconditionnel… Parce que pour eux, le reste n’existe pas !

Mon ado, Lambert, il a soif de justice. Il faut qu’il comprenne, il veut savoir les vraies choses. On peut avoir une discussion d’égal à égal. C’est le fun de négocier, de discuter, ça me ramène à des valeurs très de base ! Ma fille Anaïs, elle a le sens de la famille, elle nous enseigne à nous rapprocher. Marion, la plus petite de 10 minutes de sa jumelle, elle me ramène à moi quand j’étais petit : elle a le sens du spectacle, l’émerveillement et la joie de vivre faciles. Ça embellit mon quotidien et j’essaie de revenir à ça, comme quand j’étais petit ! Finalement, si tu es ouvert, des enfants c’est de l’introspection quotidienne gratuite !

***

Vous pourrez voir Joël dans son tout premier one-man show de variétés humoristiques  Showtime! un peu partout au Québec, dès le 19 mai. Dates et infos: hahaha.com

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