Être bien

Parce qu'on veut tous apprendre à être bien. Dans notre peau, dans notre tête... dans notre vie! Cette section se veut donc un partage d'outils et de réflexions, un accès à des ressources qui, je l'espère, vous seront utiles, comme elles l'ont été pour moi.

3 choses que j’ai apprises – Alex Perron

mardi 6 mars 2018

Quand on pense à Alex Perron, la première chose qui nous vient en tête est évidemment son humour! C’est un gars qui a un sens de la répartie impressionnant et, à chaque fois que je le croise, je passe un bon moment… Et je ris beaucoup! Mais Alex est aussi quelqu’un de réfléchi, qui a un côté plus posé, qui prend soin des autres, qui a mis des années avant d’apprendre à dire non. Merci Alex de nous donner accès à cette autre facette de ta personnalité et nous permettre de te découvrir autrement.

#1

Accepter sa différence

La chose la plus importante que j’ai apprise, maintenant que j’ai 46 ans, c’est d’accepter la différence. Dans mon cas, ma différence est reliée à mon orientation sexuelle. Et j’ai réussi à accepter ma différence très tôt, dès la fin de mon adolescence. D’instinct, je me suis dit : « Il faut que je l’utilise comme une puissance, et non pas comme quelque chose de négatif. » On ne peut pas combattre nos différences. Je suis convaincu qu’au contraire, il faut en faire un atout. Moi, je n’ai jamais vu mon homosexualité comme un obstacle, mais plus plutôt comme une qualité de plus. Il faut que ça devienne un atout dans notre vie, sinon, on se bat contre quelque chose qui ne changera pas, et c’est là qu’on perd toute notre énergie. En faire un atout nous permet d’avancer, parce que lorsqu’on fait la paix avec notre différence, il y a une force qui s’installe. Si on n’accepte pas nos différences, on va traîner un boulet toute notre vie. Moi, c’est sûr que ce qui m’a aidé c’est que j’ai un caractère fort et que j’ai été quelqu’un de mature tôt dans la vie. Étant enfant unique, j’étais toujours attiré vers les adultes, et dans ma tête, je ne voyais pas comment je pouvais demander aux autres de m’accepter si moi-même, à la base, je ne l’avais pas fait.

#2

Apprendre à être ami avec son instinct

On a tous un instinct à l’intérieur de nous, une petite voix qui veut nous guider, mais moi, ça m’a pris prend du temps avant de lui faire confiance. Si on est honnête avec nous même, on se rend compte qu’à chaque fois que notre instinct nous parle, que notre petite voix nous a passé un message on se dit : « Ben oui, je le savais, ben oui je l’avais senti. » L’instinct c’est quelque chose d’intangible, ce n’est pas concret, alors on ne lui fait pas toujours confiance. Mais moi, depuis que j’ai décidé de faire confiance à cette petite voix-là, je me suis évité bien des obstacles, bien des déceptions, des faux-pas. Je suis convaincu que je me suis évité bien des schnouttes dans ma vie, en écoutant cet instinct-là.

Souvent on a peur de lui faire confiance parce que ça a quelque chose d’un peu ésotérique mais tout le monde a un instinct. Et quand notre petite voix nous parle, il faut au moins lui prêter attention et réfléchir à ce qu’elle nous dit.

#3

Apprendre à dire non, c’est libérateur

Apprendre à dire non, ça a été pour moi mon processus le plus long. Depuis 5, 6 ans, ça commence à se placer. Mais moi, pendant longtemps dans ma carrière, je ne voulais jamais dire non, de peur que les projets ne repassent pas, de peur qu’on ne m’offre plus rien. J’avais peur que si je disais non à telle ou telle personne, elle ne penserait jamais plus à moi. Dans ma vie personnelle aussi, apprendre à dire non à des amis, à de la famille, à son conjoint, ça a été long pour moi. J’avais peur de blesser, j’avais peur de décevoir. Mais quand on commence à dire non, je pense qu’on devient un meilleur ami, un meilleur conjoint, un meilleur fils, parce qu’on est enfin capable d’exprimer ce non-là. Dire non, ce n’est pas nécessairement un refus complet de l’autre, mais ça veut tout simplement dire : « Moi à ce moment-ci de ma vie, ce n’est pas ça que je veux. » Ça m’a pris beaucoup de temps à y arriver, parce que j’avais vraiment peur de décevoir mon entourage. Mais ce que j’ai découvert, c’est que de dire non, c’est hyper libérateur, et ça permet de tirer des traits sur des choses qu’on traîne. Finalement, nous sommes les pires victimes de cette incapacité à dire non, parce que c’est nous qui sommes pris avec les conséquences. On se retrouve dans des situations non souhaitées. Et depuis que j’ai appris à dire non, j’ai acquis encore plus de confiance en moi, je suis en paix après avec ça. 

 

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 Vous pourrez retrouver Alex Perron aux Échangistes, à la télévision de Radio-Canada, dès le mois d’avril.  De plus, son livre Le Carnet secret d’Alex, est présentement disponible.

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